Dimanche 11, Lundi 12 Juillet 2010

 

 

 

 

50 kms


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Journée de vélo sans grand intérêt, on borde toujours le Golfe Patraikos, les montagnes sont majestueuses, l'eau est transparente, le ciel est bleu, les salades sont grecques. Nous avons oublié de retirer de l'argent donc on se retrouve sans le sou à Monastiraki. Objectif: trouver l'hospitalité dans cette station balnéaire type. Eh bien objectif raté. Décidément, les côtes ne recèlent que maisons de vacances ou résidents inhospitaliers, bien que la plupart se disent orthodoxes et pratiquants! Les sermons des popes côtiers ne semblent certainement pas efficaces. Nous dormirons sur la plage, à la belle étoile, sous un des parasols publics. Bien entendu, nous ne nous allongerons pas avant qu'une personne surement bien intentionnée nous avertisse que nous devrions dormir encore plus à l'écart sous peine d'avoir probablement des problèmes avec les gens qui viendraient se baigner le lendemain. Que c'est fort! La propriété publique ne concernerait pas l'étranger qu'on laisse sans vergogne dormir dehors? Allez ou vous voulez du moment que vous disparaissiez de notre myopie? La misanthropie me gagne, d'autant qu'il nous reste une semaine autour de cette longue côte.

 

 

 

 

Le TM prend un nouveau visage. Voyant certaines de ses caractéristiques s'émousser -notre but a été géographiquement atteint, l'hospitalité nous fuit-, nous progressons sans enjeu véritable, prisonniers du temps. Je m'explique.

Le temps justement, tel est l'obstacle majeur auquel a du se confronter le TM. Le moment est désormais venu de vous dévoiler la manière dont notre programme actuel s'est peu a peu mis en place.

Courant Albanie, nous nous sommes rendus compte de notre progression relativement rapide. La Croatie -a cause du mauvais temps frisquet- nous a refusé ses côtes pourtant réputées riches en faune et flore sous-marines. On l'a traversée un peu trop vite.

Voyant que la Grèce nous ouvrirait ses portes des début juin, deux mois avant la date officielle de notre retour, liée inextricablement à nos billets d'avion, un conseil au sommet s'est donc tenu, à l'issue duquel un programme s'est mis en place, avec en points de mire quelques sites prestigieux.

L'idée nous a effleuré de rallier Jérusalem, je l'avoue! Mais nous l'avons vite abandonnée. Trop ambitieux, du coup, car nous voulions aller dans le Péloponnèse et dans quelques îles grecques. Alors que nous franchissions à vélo notre dernière frontière de l'union européenne, notre route était plus ou moins définie:

Kalambaka et ses Météores,

le Mont Olympe,

Istanbul,

ferry pour Athenes,

Thèbes,

Delphes,

Olympe,

Sparte,

Corinthe,

Athènes et trois îles grecques.

Bref, désormais tout dépendait de quelques obstacles indéfinis:

le nombre d'arrêts plongée-plage, la date d'arrivée à Istanbul, le moyen de regagner Athènes et l'obtention des billets des bateaux pour notre circuit îlote.

Au fur et à mesure de notre avancée dans le nord de la Grèce, la cite Byzantine profilait ses nombreux minarets. Arrivés fin juin à Istanbul, avertis quant à la manière et la durée de notre retour grec, nous avons défini plus précisément nos dernières semaines de voyage: 15 jours dans le Péloponnèse, 7 jours dans les îles grecques, 4 jours pour visiter Athènes et clore majestueusement un beau periple.

Nous quittons le Pirée le 5 juillet avec les billets des bateaux en poche: départ le 18 juillet a 19h ( dans 5h au moment ou j'écris) pour Santorini, puis circuit a travers les Cyclades pour revenir le 24 juillet à 20h. Deuxième période à date et heure fixés après celle induite par le billet d'avion retour (+ le billet de train Paris-Ancenis acheté dans la foulée).

C'est donc allègrement que nous nous dirigeons vers le Péloponnèse, et dans le même temps vers deux écueils insoupçonnés ou sous-estimes.

Tout d'abord, ca grimpe sec. Ça on le subodorait. Mais la chaleur s'ajoutant à des pentes dures et sans ombre nous oblige à ralentir notre rythme. Mais cela serait encore allé si nous n'avions pas eu à faire face à un imprévu de taille: inhospitalière. Trouver la rafraichissante chaleur humaine après nos journée infernales aurait atténué la friabilité de notre moral. Au nombre d'étapes vues à la baisse pendant notre excursion dans le sud de la Grèce (nous nous résignons à oublier Olympe et Sparte...) s'ajoutait la perspective de dormir chaque soir sur des galets, en compagnie des moustiques la nuit, des mouches et du soleil des 6h du matin!

Le TM prenait l'eau. L'aspect sportif amené par notre Nîmes-Athènes initial était quelque peu biaise (bien qu'on continuât tout de même é vélo!), notre propre tourisme fait de rencontre était complétement nie en faveur d'un tourisme bête et méchant sans véritable rencontre et seulement constitué de plages et d'un ou deux sites historiques en deux semaines! Maigrelet pour deux ambitieux...

Nous sentons que, mine de rien, nos économies souffrent des campings, restos et cafés frappés consommes sans réfléchir, notre paresse étant conditionnée par ce laisser-aller indolent et sans autre objectif que de passer le temps avant le 18 juillet et les iles...

 

Commentaires (1)

1. Fred ! 20/07/2010

Philanthrope déçu ou misanthrope ouvert à la surprise ? Bonne Grèce à vous deux.

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