Dimanche 16 Mai & Lundi 17 Mai 2010

 

 

 

 

48 kms

L'homme au parapluie.

Il était dit que la Croatie nous hébergerait une fois sur deux. Disant au-revoir à Martha et Darko, nous progressons tranquillement jusqu'à Sibenik. Sibenik et sa magnifique cathédrale style gothique-renaissance, encore en l'état d'origine à l'intérieur, abritant l'un des plus beaux christ que nous ayons vu (en bois foncé, tellement réaliste qu'il en devient perturbant), son château interdi à ceux qui ne paient pas l'entrée, ses ruelles labyrinthiques serpentant à flanc de colline et... son homme au parapluie.
Nous n'avions pas encore abordé le moindre autochtone que nous rencontrons Nicolas, un auto-stoppeur français extrêmement sympathique. Baryton, vivant de sa voix et de la musique, il vient de tout quitter pour sillonner un peu l'Europe avant de se fixer où la musique l'appellera -Vienne sans doute. Le courant passe immédiatement très bien entre nous, et nous décidons de manger ensemble le soir, à condition qu'il trouve un hôtel pas cher (sinon il projette d'aller dans un camping hors de la ville) et que nos hôtes potentiels nous laissent l'opportunité de nous rendre au rdv. Il nous apprend en outre, à notre stupeur, que sevit dans la ville... l'homme au parapluie.
Nous décidons alors, durant l'heure et demie nous restant avant l'heure de rdv, d'aborder les gens. Or, le dimanche la vieille ville se trouve litteralement fantôme. Les seules personnes que nous croiseront sont les groupes de touristes tous exclusivement français. Nous allons hors de la vieille ville près d'une grande place, autour de laquelle nous demandons par-ci par-là. Encore rien. Décidément. Nous allons donc rejoindre Nicolas au restaurant. En passant, nous croisons le chemin de... l'homme au parapluie!
Il s'avère qu'il s'était déjà précipité vers nous dès notre arrivée sur la rive. Précipité, c'est le mot. Sur nous, pas exactement. Plutôt sur moi. Car l'homme au parapluie, homme long et mince, se présente à tout touriste homme afin de lui louer une chambre, et plus si affinités. Nous lui avions refusé, sans savoir à ce moment-là qu'il proposait une extension à son service. Déjà, nous avions été désagréablement surpris d'être dès notre arrivée la cible dès ces loueurs de "zimmer" (qui émaillent tout notre parcours croate). C'est Nicolas qui nous apprit le petit plus qu'offrait l'homme au parapluie.
Nicolas nous apprit qu'il avait loué une chambre pas chère, assez grande pour quatre. Nous décidons de la partager avec lui et d'aller passer une très bonne soirée dans une pizzeria, ou nous narrons nos vies et voyages respectifs, le tout saupoudré d'un humour commun.

 

 

 

 

61 kms

Premier réveil à trois! En tout bien, tout honneur, bien sûr! Le litre de vin bu la veille a tellement asséché nos goulots que nous nous enfilons un autre litre...mais de thé cette fois-ci. Hé oui, on n'est pas des arsouilles quand même... Bref, après un petit déjeuner "made in France", nous payons l'hébergeuse, qui parle français. Ce qui est rare en Croatie puisque le français est la cinquième langue étudiée après le croate, l'allemand, l'italien et l'anglais. Bref, bref, nous la payons puis remontons à pied et à bicyclette avec Nicolas dans le centre de Sibenik. Avant de le quitter, ce dernier nous promet de nous klaxonner ou du moins de demander à "son chauffeur" de nous klaxonner sur la route. C'est entendu!                       Et peut être - qui sait?- le reverrons-nous à Split.
Nous filons donc pour une énième étape qui s'annonce très plate "reliefement" parlant. Et tant mieux d'ailleurs car le Bura souffle un peu ce matin. Manquerait plus qu'il nous ralentisse celui-là!
Une heure après, nous nous arrêtons sur une plage pour déguster notre salade de pâtes hautement colorée. (Ah oui, si vous ne le saviez pas,   Chef Ulrich, quatre fois étoilé par le guide Michelin, a récemment confié aux téléspectateurs d'Un Diner Presque Parfait qu' "Une salade réussie était avant tout une salade esthétiquement appréciable"). Exquise!
Nous arrivons assez tot à Trogir, ville dont le charme se dégage avant tout de sa fortification. Le centre abrite plusieurs églises ainsi qu'un château médiéval.

A peine arrivés, nous demandons à une jeune femme le point internet le plus proche. Elle nous escorte avec sa mère à travers les rues étroites de la vieille ville. Sentant un bon feeling avec la jeune femme, je lui propose de passer la soirée avec nous en leur faisant comprendre que nous aimerions connaître des croates. Elle acquiesce très rapidement en affichant un grand sourire. Rendez-vous avec ces deux femmes a 19h30. Chouette, la soirée commence bien, et cela nous laisse un peu plus d'une heure pour surfer sur le net. A 19h30, comme promis, nous les retrouvons. Elles nous emmènent dans une pizzeria non loin du point Internet. Au fil de la conversation, nous ressentons un mauvais pressentiment. Alors qu'elles paraissaient très agréables au premier abord, nous nous rendons compte qu'elles sont très superficielles et relativement fermées. Nos doutes se confirment lorque nous leur demandons l'hospitalité pour la nuit. "Nè, sorry". C'est donc une nette désillusion pour nous, et surtout pour moi, puisque j'avais pris seule l'initiative de les rencontrer dans la soirée.
Tant pis, nous irons dormir dans une chambre du centre-ville tenue par une femme assez sympathique, sûrement à cause du rapport mercantile...

(Repas avec les femmes de Trogir.)

Commentaires (2)

1. Dean Moriarty 20/05/2010

"A peine arrivés, nous demandons à une jeune femme le point internet le plus proche" Rappelons la première règle du voyageur: trouver une borne internet.

2. Mary Lou 23/05/2010

Oui mon chéri, jamais on aurait demandé ça à notre époque !

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