Jeudi 3 Juin & Vendredi 4 Juin 2010

 

 

 

 

53 kms

Hier soir, le portail s'est ouvert. Artha, une veuve vivant avec son fils, nous a accueillis sans même nous connaitre et sans même nous poser de questions. Les questions, les réponses sont venues après, durant l'échange linguistique ou plutôt gestuel comme souvent en Albanie. Après une semaine passée en Albanie à essayer de rencontrer ses habitants, nous pouvons affirmer sans hésitation qu'il s'agit du pays le plus hospitalier que nous ayons traversé. Son charme se résume en cette bonté, en cette confiance aveugle en l'autre, en ce don de soi, peu importent les moyens financiers. Et en affirmant souvent qu' ils ont ''un bon coeur'', les albanais ont pleinement conscience de leur sens de l'hospitalité.
Ce matin, après avoir quitté cette mère et son enfant, nous déambulons dans les rues à la recherche de la pâtisserie qui saura égayer notre estomac à jeun. Chose qui n'est pas facile puisque les albanais ne raffolent pas de toutes ces gourmandises sucrées qui font la réputation ô combien prestigieuse de la France. Seuls des gâteaux orientaux imbibés d'huile et de sucre reposent sur les présentoirs du centre-ville. Nos estomacs s'insurgent.
Toute la journée, nous roulons dans la vallée menant à Librasht puis à Perrenjas où nous nous arrêtons pour la nuit. Parfois, et ce fût le cas ce jour-là, la paresse nous gagne, repoussant ainsi l'heure de la quête d'un hôte. Mais, que l'on commence à 17h ou 19h, en Albanie il est toujours plus aisé de se faire inviter dans une famille. Elton. Il s'agit de l'homme qui nous ouvre les portes de sa maison. Elton et sa famille possèdent plusieurs boutiques à Perrenjas, autant dire que ce sont des privilégiés en Albanie. Passant la soirée avec des amis italiens venus spécialement pour lui rendre visite, Elton ne nous accordera que peu de temps. Le temps restant, nous le passerons à jouer au billard avec des jeunes du quartier et aux machines à sous. Chanceux et un peu honteux de l'être, nous gagnons 3500 leke soit 25 euros. Argent qui nous permettra à deux reprises de satisfaire nos papilles gustatives. Nous en profiterons aussi pour fêter dignement notre premier mois de voyage.

(Elton à gauche, près d'Ulrich)

 

 

 

 

50 kms

Tandis que mon compteur affiche 5 km/h et que mon corps ruisselle de sueur, Ulrich négocie le dernier virage du col situé à plus de 1000 mêtres d'altitude. En haut de la montagne, nous aperçevons le lac Ohrid ainsi que notre itinéraire puisque toute la journée, nous la passons à rouler près du lac.

(Déjeuner près du lac et vue sur ''le mur'' à affronter le lendemain!)

Jusqu'à atteindre le petit village de Ljubanista, en Macédoine.

Là bas, nous y rencontrons Hélèna et son père, tous les deux en deuil après le décès de la ''maman''. Ne pouvant nous offrir véritablement l'hospitalité, ce que nous comprenons très bien, ils nous offrent une petite parcelle de terrain, qui fait office de jardin, pour planter notre tente.

 

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