Lundi 5, Mardi 6 Juillet 2010

 

 

 

 

37 kms



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Au revoir Istanbul, bonjour Athènes!

En un jour et une nuit, nous rallions sans encombre (ce qui aurait été impensable, autant techniquement que politiquement, trois mille ans plus tôt) le fief grec depuis l'indolente ottomane. Le port athénien nous accueille dès potron-minet, tout comme l'avaient fait les arènes nimoises le 21 mars 2009. La parenthèse cycliste prend fin, nos vélos sont prêts à être enfourchés de nouveau à la découverte du sud de la Grèce antique et moderne. Athènes sera visitée et appréhendée à la fin de notre voyage, aujourd'hui nous ne ferons qu'y passer. Direction le Péloponnèse. 12 jours selon notre programme dont l'organisation plus réfléchie fleure l'électrisante fin d'un voyage encore chargé. Nous prenons les billets des ferries qui nous emmèneront pour une semaine tour à tour sur quelques îles fameuses des Cyclades (notre budget souffre un peu) puis quittons la chaude mégalopole polluée pour des territoires plus montagneux, plus emplis d'oliviers, plus stridulant de grillons (et qu'est-ce qu'ils stridulent fort ceux-là!). Le soir nous dormirons dans notre deuxième Mandra, chez un amoureux du vélo, à la belle étoile dans leur cour.

 

 

 

 

35 kms


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Duels au soleil

Aujourd'hui on a rendez-vous avec la montagne. Cela faisait longtemps. S'il restait encore de la fumée des narguilés turcs dans nos poumons, cette étape va nous en débarrasser. Thiva (Thebes) se rapproche mais pour se rendre dans la cité qui a su résister aux Spartes, il nous faut nous armer de courage. Sous l'implacable Ilios nous progressons lentement, à notre rythme. Les 2,5 litres d'eau que nous portons s'évaporent petit à petit par notre peau. Le midi nous remplirons nos réserves pour le second round contre la montagne.

Nous commençons à connaitre la loi du cyclisme au soleil. Pour avancer il faut suer à pédaler. Et le seul moyen pour se rafraichir est de savourer la brise qui nous effleure lorsqu'on roule. Chaque arrêt nous remet dans un four intenable. C'est dans cette tourmente paradoxale que nous nous arrêterons à Erythres. On y rencontre un homme qui, à notre habituelle question 'Do you speak english?', répond avec enthousiasme 'Of course!'. Amusé, je le deviendrai un peu moins quand il nous déclare que sa famille est en deuil et qu'il regrette de ne pas pouvoir nous offrir l'hospitalité. Mais sa fougue communicatrice et sa curiosité nous obligeront, malgré notre sentiment d'être importuns, à rester avec sa sœur et lui à boire un café frappé à un bout du balcon. Il voit sans doute en nous un peu d'air nouveau et réconfortant. Au final, ils nous proposeront d'étendre nos sacs de couchage dans l'ancienne boutique vide de leur grand-père. Demain ce sera Thèbes.

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