Mardi 29, Mercredi 30 Juin 2010

 

 

 

 

40 kms


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Nous effectuons les derniers kilomètres sans peine avant la frontière turque. La Turquie n'était pas prévue dans l'itinéraire mais le temps, jouant en notre faveur, nous permet d'ajouter une cerise sur le gâteau et pousser le TM 2010 vers l'Orient. Nous voulons dorénavant rallier Istanbul puis ensuite prendre le ferry en destination d'Athènes. Le programme parait simple mais la suite du voyage nous montrera qu'il ne l'est pas! Nous passons la frontière aisément, les premiers turcs que nous rencontrons paraissent sympathiques. Nous nous arrêtons dans un village frontalier, assez terne, pour manger et pour se renseigner sur la situation géopolitique du pays. C'est ainsi que nous apprenons qu'un attentat a récemment touche un quartier d'Istanbul... Information peu rassurante! Les sites Internet préconisent aussi à tous les voyageurs de ne pas boire l'eau du robinet et de se méfier des légumes exposés chez les commerçants. Information qui ne tombe pas dans l'oreille d'une sourde puisque, dès le premier repas, je scrute avec méfiance les cuisines et la préparation des plats. Une fois le repas bien digéré, nous nous dirigeons vers la première ville importante qui se dresse sur notre route: Keşan. Nous voulons y passer la nuit. Pourtant, démarcher s'avère être une tâche difficile. Les turcs que nous rencontrons ne parlent que très peu l'anglais, voire pas du tout! Heureusement, et une fois n'est pas coutume, c'est l'hôte qui viendra à notre rencontre. Alors qu'Ulrich se dirige vers les toilettes d'un bar, un homme l'interpelle en anglais puis en français. Il se nomme Guner, il vit dans la périphérie de la ville et durant plusieurs mois, il a vécu à Paris. Nous prenons un verre avec lui, lui racontons notre parcours et notre manière de voyager. Tout de suite, il se propose d'être notre hôte. Mais, chose étrange sur le moment, il essaie de nous rassurer sur ses intentions hospitalières "Trust me, i'm a good person" répète-t-il plusieurs fois. L'effet voulu n'est pas l'effet produit. Confiants au départ, nous commençons à ressentir de la méfiance envers lui. Nous acceptons tout de même son invitation et descendons les rues de Keşan. A trois!

Finalement, notre méfiance se dissipera au fur et à mesure de la soirée durant laquelle nous rencontrerons sa mère et quelques membres de sa famille.

 

 

 

 

Ce matin là, nous décidons de prendre le bus en direction d'Istanbul. D'autres cyclotouristes nous avaient mis en garde sur les dangers du trafic aux abords d'Istanbul, cette ville qui compte tout de même 16 millions d'habitants, soit 5 millions de plus que la Grèce! Pour la première fois depuis le début du TM, nous trichons et nous déplaçons autrement que par nos jambes. A 15h, nous arrivons à l'impressionnante gare routière d'où l'on peut rallier toutes les grandes villes de la Turquie. Dès en descendant du car, nous nous sentons petits, la circulation et la taille de la ville nous effraient au point que nous voulons prendre le métro avec nos vélos pour rejoindre le centre. Le guichetier accepte mais exige quatre jetons au lieu de deux. Nous ne sommes qu'à moitié regardé, les citadins étant habitués à voir régulièrement des cyclotouristes traverser leur ville, leur pays pour rejoindre le continent asiatique.

Pour commencer, nous trouvons un hôtel à Sultanhamet puis nous nous rendons au port afin d'obtenir des billets pour Athènes. Première surprise, il n'existe pas de ferry qui rallie Istanbul à la Grèce! Nous ne nous démontons pas et réfléchissons à une autre possibilité. Nous avons entendu dire qu'il existe des ferry à partir du sud de la Turquie. Nous décidons donc d'aller à la gare afin d'obtenir des billets de train pour Izmir. Après quelques minutes d'attente au guichet, le fonctionnaire nous informe que tous les prochains départs pour Izmir sont...full! Deuxième surprise! Nous ne nous démontons toujours pas et décidons de retourner à la gare routière pour peut être pouvoir obtenir ces fichus tickets. Il est 21h et cela fait plus de trois heures que nous faisons les quatre coins d'Istanbul. Heureusement pour nous, des places sont encore disponibles pour la date de départ souhaitée, soit le 03 juillet. Exténués par cette première journée, nous retournons dans notre quartier ou nous fumons notre premier narghilé. Instant de détente délicieux après les tracasseries de la journée.

 

Commentaires (1)

1. Florian 08/07/2010

Tiens, ça me fait repenser qu'il faut que tu ramènes dans ton sac à dos du tabac pour le narguilé parce qu'on va bientôt être à court ici. Merci

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