Mercredi 23 Juin, Jeudi 24 Juin 2010

 

 

 

 

62 kms

Ce jour est celui de notre première baignade dans la mer thracienne. Après avoir longé un lac intérieur séparant la Grèce du Nord et la presqu'ile bizarrement découpée d'Halkidiki, nous débouchons sur le golfe d'Orfanos. C'est reparti pour les plages! Le soir nous nous arrêtons dans un hameau composé pour la plupart de maisons de vacances. Là nous serons rapidement dirigés chez un couple d'anciens qui avaient déjà loge deux allemands. Ici, tout est inversé, la femme raffole du football à la télévision mais pas le mari. Et la confiture n'est pas issue d'une recette de grand-mère mais de grand-père, car c'est le mari qui les confectionne! Pour le ménage, idem, c'est l'homme qui s'en charge! Nous passerons un agréable moment avec eux, nous goûterons le 'Seppuro' (l'eau-de-vie grecque) au son des verres trinqués sous le mot 'Yamas' (Santé!), et ils nous mettront à disposition leur machine à laver!

 

 

 

 

80 kms

(Karvala)

(Mehmet Ali)

Au réveil, Valérie met de la crème solaire car le soleil est éclatant. Mais des les premiers kilomètres les nuages s'épaississent et nous jettent leur eau dessus. On remet les impers et notre pull, génial! Surtout qu'au petit matin je m'étais fait la réflexion selon laquelle je n'aurais maintenant plus besoin de remettre ma pelisse...
Donc on avance quand même, on profite d'une accalmie pour manger au sommet d'une falaise, abrités du vent par une petite cabane, à même le sol goudronné, à deux pas d'un camping-car où un couple d'allemands se restaure bien au chaud, et bien égoïstement. Nous parvenons dès 14h au village où l'on pensait s'arrêter, situé à une vingtaine de kilomètres d'une grosse ville qu'on pensait visiter le lendemain. La pluie aidant, un quiproquo s'installe entre Valérie et moi. Elle veut se sécher dans un bar du village et rester quelques temps à lire ou écrire. Je pense que la pause-déjeuner était suffisante pour nous permettre de continuer jusqu'à Kavala, la visiter et pousser un peu plus après. Deux visions différentes du cours de la journée. Ma proposition d'avancer étant prise comme une imposition par Valérie, elle se braque et se tait. On avance dans le silence, la pluie cesse et nous séchons peu à peu et nous parvenons à Karvala vers 16h. Je grimace, car nous ne demandons désormais plus l'hospitalité dans les villes (on tourne trop longtemps en rond, on ne sait qui est touriste ou autochtone, et il y a trop d'hôtels pour qu'on nous accepte chez soi). Nous faisons une petite visite à pied dans la vieille ville entourée de remparts ou Mahmet Ali s'est fait construire sa maison (harem compris). Évidemment, l'habitation est en réfection pendant quinze jours. Le temps grisâtre interdit toute belle photo. Il fait froid, dans la ville et entre nous. On repart, même si j'essaye à deux-trois reprises de demander l'hospitalité à quelques habitants. Je fais chou-blanc et on continue jusqu'à notre seconde ville en NK: Nea Karvali. Un peu sur le tard, on parvient à trouver un homme qui vit seul et nous laisse les clefs d'un appartement vacant, sans électricité donc sans eau chaude, et sans aucun meuble. Encore une nuit sur mon tapis de yoga! Valérie et moi nous nous expliquons dans un bar autour d'une Heinekein offerte par notre hôte. La tension disparait, nous mangerons dans un bistro et nous nous coucherons tôt. Demain il fera beau.

 

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