Mercredi 9 Juin, Jeudi 10 Juin 2010

 

 

 

 

51 Kms

Le changement entre Albanie et Grèce est radical. Les routes sont belles et lisses, les détritus quasiment absents des paysages, les infrastructures sont nettes -et achevées!-, et il y a de grandes surfaces -avec des, tenez-vous bien, des caddies!. Les collines se succèdent sous nos pneus, le soleil fête notre venue, nous faisant découvrir le climat méditerranèen. Nous devrons changer un peu nos habitudes de route à l'avenir car entre 12h et 16h la chaleur est accablante (40 degrés, une peccadille!). Peut-être se lever plus tôt, faire la sieste à l'ombre en milieu de journée, puis reprendre la route en fin d'après-midi... On verra.
En attendant, je parle, je parle, mais nous voilà déjà à Kivotos, petit village ensommeillé où l'anglais semble inusité. Mais nous décidons d'y trouver notre premier hôte grec! Les refus commencent, comme en Croatie, mais on continue à arpenter les ruelles, se faisant même inviter par des 'yayas' (mamies) à boire un 'greek café' (qui s'avère être un 'turkish café') tout en devisant par gestes et dessins. Et enfin, on rencontre un homme âgé, dans son champ, un ancien marin qui parle anglais et qui nous accepte sans discuter chez lui. Sa femme Martha s'occupera de nous avec entrain, nous faisant tout voir et tout goûter. Et tout ça en masquant difficilement un grand chagrin lié à la perte récente de son beau-fils. Ses larmes contagieuses ne nous empêchent pas de passer un très bon moment avec ce couple de grecs, qui amorce notre périple dans le pays de la meilleure des manières, tout en nous aidant à constituer un petit glossaire de termes grecs essentiels. Herfalisto! (merci, toujours dans mon écriture phonétique)

 

 

 

 

40 kms

Peu avant le départ, Yaya (mamie) Martha pose avec nous dans son jardin entre deux arbustes.

Elle est toute heureuse d'avoir pu nous aider dans notre voyage et, moi, je dois dire que je suis un peu émue de la quitter déjà. Elle était si attendrissante! Une grand-mère qu'on revêrait tous d'avoir. Elle m'offre même un petit bouquet de fleurs que j'accroche à mon sac. Le bouquet ne resplendira que quelques heures sous le cagnard grec.
Après avoir roulé une vingtaine de kilomêtres, nos vélos dépassent la pancarte de Grevenna puis se dirigent vers le centre pour une séance de shopping dans un magasin ou le "made in China" est inscrit sur toutes les étiquettes. Merci au passage à tous ces enfants d'avoir oeuvré pour nous pour une poignée de Yens...
Peu après, dans les rues piétonnes de Grevenna, nous rencontrons un géologue grec qui, tout en nous conseillant sur l'itinéraire à suivre, nous offre un café frappé (boisson rafraichissante à base de café, de lait et de glace). Christos ne tarrit pas de conseils et d'éloges sur son pays à tel point que nous ne le quittons qu'à 16h soit trois heures après être arrivés en ville, avec son numéro de téléphone en poche.
S'en suivra ensuite une longue série de montées qui nous mènera à des gorges ou Alexandre le Grand passa jadis avec ses troupes et à Theodori, un petit village ou les gens, peu habitués à voir des touristes...de surcroît à vélo, nous indiqueront gentiment le stadium pour s'y laver et le gazon bien verdoyant pour s'y reposer. Que d'attentions! Heureusement, et encore une fois à la dernière minute, nous apercevons un couple perché sur leur balcon. Tout d'abord hésitants , ils finiront par nous accepter chez eux.

 

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