Samedi 8 Mai et Dimanche 9 Mai 2010

 

 

 

 

3 cms (selon notre carte Michelin de 2007)

Après vous avoir quittés, notre dernière étape italienne nous a réservé un au-revoir au cosmopolitisme des plus symboliques, puisque la soirée s'achève en compagnie d'étudiants en langues étrangères, où l'italien se dispute à l'anglais, l'allemand au croate, etc. Le tout autour d'un ˝sambucino˝, uns sorte de pastis italien à base de Sambuca.
De l'alllemand au croate, disais-je? Nous ne croyions pas si bien dire, car Ralph, un étudiant allemand, tient a nous accompagner le lendemain jusqu'aux portes de la Croatie, situées en Slovénie. Empruntant une piste cyclable qui suit le parcours d'une ancienne voie de chemin de fer, nous nous dirigeons vers une bourgade tranquille au milieu des collines slovènes. Tranquille et fière de l'être, car chaque habitant nous destine à l'unique ˝pensione˝du coin. Mais il était dit que la Slovénie nous accueillerait en son sein. Finissant notre petit tour, nous nous approchons d'un âne dans son enclos, fatigués d'essuyer des refus obstinés et nous résignant à passer la soirée à deux.

A peine Valérie caresse l'animal-mascotte de l'entreprise sise près de nous qu'une femme agée passe dans la cour. Ne parlant pas anglais, elle part appeler quelqu'un. Valérie craint qu'elle ne revienne pas.
Nous passerons notre unique soirée slovène en compagnie d'une très sympathique famille!

Frontière Italo-Slovenienne, Ralph et Valérie.

 

 

 

 

76 Kms

Je suis le pneu avant de Jack (regardez Fight Club pour comprendre!). J'avale la route qui continue à être ˝up and down˝(et sous-titré!). Je passe sans encombre la frontière et en-avant la Croatie! L'humidité est encore palpable et les virages se font plus sentir. Valérie et Ulrich rencontrent en chemin un cyclotouriste français. Il s'appelle Romain et nous accompagne jusqu'à Crikvenica où il cherchera un camping. Maintenant accrochez-vous bien.
Ce Romain a 28 ans et vit à Nantes.
Il va également en Grèce.
Il a vécu près du May s/Evre, où Valérie habitait étant petite.
Ils ont fréquenté le même collège à la même période!
Une longue étape s'ensuit pour rallier la ville cotière (nous boirons un verre avec Romain et nous nous souhaiterons bon courage pour la suite -nous nous rencontrerons peut-être par la suite?), ou la si légendaire ouverture des habitants nous oblige à débusquer en pleine nuit une maison affublée de la pancarte ˝sobe˝ (chambre). Après un bref échange avec une vieille dame et son fils ne parlant que croate, une jeune passante-interprète appelée par nos soins à la rescousse (dommage qu'on ne l'aie pas rencontrée avant, tiens!) nous affirme que nous paierons 10 euros chacun.
Après ce premier échec (ouh, que la Croatie s'annonce peu accueillante!), notre réveil enfonce le clou. Descendant reprendre nos passeports et payer les 150 Kuna prévus, un singulier dialogue de sourd s'enclenche, ou la vieille nous fait un monologue incompréhensible. Nous lui expliquons, grâce à un papier et un crayon, très prosaiquement, que nous payons le bon prix. Elle grifonne un 200 et un 30% à la va-vite. Devant notre refus estomaqué, elle appelle un homme au téléphone. Soulagement... de courte durée. L'homme ne parle que le croate et l'allemand!!! Elle s'énerve et nous tend nos passeports et notre argent en nous croassant de nous en aller. L'homme n'arrive pas à la morigéner. Nous partons en lui laissant les 150 Kuna sur un coin de table. Pff, dur dur les croates...

Commentaires (3)

1. Jean-Marie de Sarkolliers 16/05/2010

La France on l'aime ou on la quitte.

2. Gérard 16/05/2010

Il paraît que le corbeau, en Croatie, ne croasse pas, mais croate. C'est vrai?

3. Ulrich 17/05/2010

Oui, je crois.

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